Arme de dissuasion massive

Dernière mise à jour : 9 mars 2018

A la veille du plafonnement des tarifs de prothèse, sans réelle contrepartie, les syndicats dentaires réagissent. Certains menacent d’un non conventionnement en masse à hauteur de 65% de la profession ! Des pétitions en ligne commencent à s’organiser sur la toile.

Une fois de plus on regrette qu’aucune action de ce type n’ait encore jamais été proposée pour les DESCO qui se contentent depuis toujours, eux, de tarifs plafonnés alors qu’ils affichent au compteur 4 années d’études supplémentaires (excusez du peu).

Nous l’avons déjà évoqué le non conventionnement de masse serait une aubaine pour les DESCO et une catastrophe pour les patients. Pourquoi ?

Parce que ce serait les prémices de l’effondrement complet de notre système de santé. Catastrophe attendue depuis des lustres par les groupes d’assurances privées qui rêvent de gérer la manne financière de la santé française. Contre rémunération bien entendu car les intérêts privés ne sont pas ceux d’une institution d’état.

Ces groupes privés prélèveront leur dîme partout où ils pourront : sur les cotisations des assurés mais aussi sur les remboursements accordés ou non au gré de l’adhésion des praticiens aux divers réseaux (SantéClair vous connaissez ?). Bref les groupes privés feront la loi. A terme nous risquons tous de regretter le service public de la sécu (patients et praticiens).

Les DESCO n’ont rien à perdre, en terme d’honoraires ils ne peuvent tomber plus bas que là où ils sont déjà, difficile d’imaginer une chute d’un ou deux points des tarifs chirurgicaux pour compenser la hausse des soins dentaires courants ! Car il y aura une contrepartie au plafonnement des tarifs de prothèse certains actes de chirurgie en bénéficieront, ne rêvons pas ce ne sera pas à la hauteur de nos attentes [1]. N’oublions pas que nous avons 30 ans de retard sur le réajustement des tarifs opposables !

Alors où se trouve l’aubaine ? En fait il s’agit de l’opportunité du non conventionnement. C’est un droit dont tout praticien dispose du moment qu’il est en libéral. Les DESCO pourront surfer la vague du non conventionnement et enfin pratiquer des tarifs décents pour eux. Ils ne se distingueront pas de leurs confrères.

Quid des remboursements ? A cela nous n’avons qu’une seule réponse : un unique geste à 1000 Euros est plus rentable que 4 gestes à 200 Euros. En d’autres termes les DESCO soigneront moins et seront plus chers. Par conséquent, faute de remboursement, nombre de patients ne pourront plus bénéficier de leurs services. C’est totalement immoral, d’autant que notre culture médicale nous a inculqué un sens profond des responsabilités et pré-conditionnés à la culpabilité financière.

Mais serons nous véritablement responsables ?

Ph. Lapeyrie


[1seules les extractions de dents temporaires seraient concernées avec une hausse de 50% du tarif actuel

L’IGAS saisie du scandale des centres dentaires à bas prix Dentexia

Au moins 2.000 patients ont été victimes des centres dentaires à bas prix Dentexia. Ils ont payé pour des soins qui n’ont jamais été réalisés. Le 29 avril, l’IGAS a été saisie du dossier et des numéros dédiés ont été mis en place pour les patients. Retour sur un scandale sanitaire et financier.

Voir l’article complet sur le site "Marianne"

AMELI répond à nouveau !

Après plus de 12 mois d’interruption le site de l’assurance maladie a réouvert la consultation en ligne des tiers payants pour les praticiens spécialistes inscrits régulièrement à l’ordre.

Cette injustice est enfin réparée même si on peut encore regretter le manque de réactivité des services informatiques de la CPAM.

ameli.fr

Suspension d’utilisation des implants dentaires de la société MEDICAL PRODUCTION

Au cours d’inspections menées en 2015, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en évidence des non conformités réglementaires dans l’activité de la société MEDICAL PRODUCTION relatives à leurs implants dentaires I-CONE et HE.