Peut-on se réjouir de la disparition du CLESI ?

Dernière mise à jour : 2 mars 2017

La formation odontologique du CLESI de Béziers et de Toulon a cessé. En effet cette école ne respectait pas le cahier des charges nécessaire et faute d’avoir déposé une demande d’agrément en bonne et due forme auprès du ministère de l’enseignement le cursus d’odontologie du CLESI a disparu. Pour autant l’école n’a pas fermé, elle propose chaque année de nouvelles formations et ne cesse de gagner du terrain dans divers domaines d’enseignement (kiné, infirmières, ingénierie médicale …)

On peut se féliciter de la force de nos lois et de l’application stricte des décisions de justice. En ces temps électoraux on peut même rêver qu’une telle intransigeance soit le minimum requis pour tous.

Autodafé culturel

Les partisans de la fermeture, ils sont nombreux, ont-ils finalement gagné quelque chose ? L’élimination de futurs concurrents ? Le maintien d’un enseignement « démocratique » identique pour tous ? La satisfaction d’avoir réussi un concours que d’autres n’ont pas su décrocher ? La fierté d’enseigner dans un établissement qui détient l’exclusivité d’un savoir sans partage ni concurrence ?

Au vu du nombre croissant de primo-inscrits à l’ordre, non détenteurs d’un diplôme français, il est certain que le numerus clausus ne joue plus son rôle de régulation.

Nous l’avons déjà évoqué, quantité d’écoles d’enseignement supérieur, et non des moindres, sont payantes et ne cessent d’enregistrer de nouveaux inscrits avec la bénédiction du ministère de l’enseignement. Le partage du savoir privé/public est source d’une saine émulation. A quel titre l’enseignement médical français peut se prévaloir d’échapper à cette règle pourtant présente dans tous les grands pays du monde ?

Finalement le CLESI a déplacé l’enseignement d’odontologie en Irlande. Conclusion : les étudiants sont contraints de migrer à Dublin, probablement avec plus de frais, pour recevoir un enseignement en français qui existait à leur porte. Dans le fond, en dehors d’une plus forte sélection par l’argent et le fait d’avoir perdu une école, ça change quoi ?

En termes de valeurs culturelles la disparition d’un enseignement est affligeante et une perte pour la nation. En définitive les réjouissances des zélateurs de la fermeture semblent relever d’un nombrilisme primaire plutôt que d’un profond souci des valeurs démocratiques.

Ph. Lapeyrie

L’IGAS saisie du scandale des centres dentaires à bas prix Dentexia

Au moins 2.000 patients ont été victimes des centres dentaires à bas prix Dentexia. Ils ont payé pour des soins qui n’ont jamais été réalisés. Le 29 avril, l’IGAS a été saisie du dossier et des numéros dédiés ont été mis en place pour les patients. Retour sur un scandale sanitaire et financier.

Voir l’article complet sur le site "Marianne"

AMELI répond à nouveau !

Après plus de 12 mois d’interruption le site de l’assurance maladie a réouvert la consultation en ligne des tiers payants pour les praticiens spécialistes inscrits régulièrement à l’ordre.

Cette injustice est enfin réparée même si on peut encore regretter le manque de réactivité des services informatiques de la CPAM.

ameli.fr

Les 10 priorités de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes

En deuxième priorité l’Ordre revendique la défense de la capacité professionnelle pleine et entière du chirurgien-dentiste.

Dans cet esprit, et c’est la troisième priorité, il s’agit d’inscrire la spécialité de « chirurgie orale » à l’annexe V-3 de la directive européenne 2005-36 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. Cette inscription permettra aux praticiens d’exercer automatiquement leur spécialité dans les États membres qui reconnaissent cette spécialité.